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Rendez-vous en 2011
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2008 ...
 

Changement de millésime, changement de style théâtral. En avril 2008, le Roxy se transforme en un étrange quartier dans lequel évoluent de drôles de personnages, au milieu d’ondes cosmiques. Ces gens sortent tout droit de 22, Rue Babole, une pièce signée Christiane Favre-Artéro, auteure d’origine valaisanne, et mise en scène par Sarah Barman, une fidèle des Tréteaux du Parvis. La joviale comédie, dont l’action prend place dans le milieu de la voyance, remporte un joli succès.

Quelques membres de la troupe mettent leurs talents d’improvisateurs au service des banques suisses – qui ont bien besoin d’aide en ces temps! – en prenant part à des exercices de hold-up et de prises d’otages, sur le site de Savatan.

Au rayon détente, la troupe passe une journée «sportive» au Palladium de Champéry, afin de pratiquer avec grâce et talent curling et patinage. Une journée familiale qui s’achève par une sympathique raclette.

 

L’année 2008 s’achève sur la mise en chantier de deux gros projets : l’écriture de la Revue Agaunoise, 5e du nom, qui promet de faire craquer de rire les vieux murs du Roxy au début 2009, et la préparation d’un grand événement: la célébration du 25e anniversaire de la Troupe, prévue le 12 septembre 2009.
 
2007 ...
 

En 2007, les Tréteaux du Parvis, qui ne se laissent jamais enfermer dans un seul style de théâtre, ont fait le pari de miser sur une pièce pas forcément facile d’accès, mais bigrement originale: Sous les yeux des femmes garde-côtes, de Pál Békés, a peut-être dérouté certains spectateurs, mais le nombreux public du Roxy a su apprécier la magnifique interprétation des acteurs, mis en scène par René-Claude Emery. Pour la saison suivante, la troupe a décidé de porter son choix sur une pièce plus populaire… Mais c’est encore de la musique d’avenir, comme dirait Alain Morisod.

Toujours prête à monter au front – et à la montagne – la troupe a reconduit sa collaboration avec l’Académie de police de Savatan : exercices de prises d’otages et de hold-up ont engagé plusieurs comédiens des Tréteaux, qui ont donné du fil à retordre aux futurs policiers, tandis qu’au début de l’année, des «couples de fiction» ont joué des scènes de ménage dans le cadre des examens pratiques, sous l’œil intransigeant – et parfois médusé – des experts incorruptibles.

 

Hors théâtre, Les Tréteaux du Parvis sont présents dans la vie culturelle et associative. C’est avec sa plume que Sandrine Pochon, membre fidèle du groupe, s’est distinguée en remportant le Prix Fémina Mont-Blanc 2007, saluant sa magnifique nouvelle publiée dans le magazine «Fémina». 

Mais l’appel des planches reste la priorité des Tréteaux. Dès l’automne, plusieurs comédiens ont pris part à des cours de théâtre internes, animés par Sarah Barman, choisie pour mettre en scène la pièce qui sera présentée au printemps 2008. De quoi faire un casting d’enfer prêt à évoluer dans le monde étrange de la voyance…

 
2006 ...
 

L'année 2006 commence par une sage décision. Le comité – dans une unanimité qui ne va pas sans rappeler les grandes réunions du Soviet Suprême sous Brejnev – estime qu'il est plus sage de remettre à plus tard le spectacle prévu en 2007 au Château de Saint-Maurice: le scénario un peu touffu et le manque de disponibilité des membres de la troupe ont eu – provisoirement du moins – raison de l'enthousiasme suscité par cette aventure.

Un report qui n'empêche pas la troupe de triompher une fois encore avec son spectacle annuel: du 10 mars au 7 avril, le Roxy vibre de rire aux répliques de la fameuse pièce du couple Jaoui-Bacri Un air de famille. Mis en scène par une régionale de l'étape (comme on dit dans les mauvais commentaires sportifs), Sarah Barman, le spectacle attire quelque 800 spectateurs.

 

Un mois avant ce rendez-vous avec le public, des membres de la troupe prennent part, en tant que comédiens, aux examens fédéraux organisés à Savatan par l'Académie de police. Une aventure qui permet aux participants d'aiguiser leur sens de l'improvisation, face à des vrais policiers, en se mettant dans la peau de braqueurs ou de personnes vivant des conflits de couple. L'expérience, convaincante et enrichissante, est appelée à se renouveler.

Tout au long de cet An de Grâce 2006, les Tréteaux vivent leur vie de troupe. Le 22 avril, une partie des membres se rendent à l'assemblée annuelle de la FSSTA à Yverdon. Le 3 juin, la troupe part à l'assaut des remparts de Saillon, pour une visite familiale ensoleillée du bourg. Le 9 du 9 à 9 h 9, les membres des Tréteaux ont rendez-vous pour une visite de la Maison des contes et légendes de Dorénaz, suivie d'une journée récréative à Champex d'Alesse.

Fidèle à sa politique d'échanges, la troupe des Tréteaux du Parvis invite ses collègues d'Hérémence à présenter leur spectacle dans les murs du Roxy. Notons encore qu'en cette année, trois naissances (Pauline, Garance et Zoé) ainsi qu'un léger bénéfice au loto sont venus enrichir le patrimoine des Tréteaux.

Par ailleurs, Guillaume Cettou rejoint la prestigieuse liste des membres de la troupe, tandis que le comité voit deux de ses dinosaures s'en aller: le bon président Guy-François Panchard donne sa démission après avoir effectué son dixième mandat à ce poste tant convoité. Il est imité par l'incorruptible caissier Pierre-Benoît Veuthey. Le nouveau comité se compose de : Pierre Allet (qui, après moult sollicitations, accepte le poste de président), Stéphanie Sarrasin, André Gross, Fanny Rey-Bellet et Joëlle Burnier. Une équipe jeune et dynamique, prête à relever les nouveaux défis qui attendent les Tréteaux du Parvis.

 
2005 ...
 

Après une année 2004 palpitante marquée par les nombreuses manifestations inscrites au programme de leurs 20 ans, Les Tréteaux du Parvis ne s’accordent pas le temps de reprendre leur souffle puisque les répétitions de la 4ème Revue agaunoise commencent le 4 janvier. L’AG annuelle du 24 janvier nous permet d’accueillir officiellement 3 nouveaux membres : Anne-Lise Clerc, Chloé Barman et Philippe Besse. Après de nombreuses années de dévouement, Sandrine Pochon, Emmanuelle Es-Borrat et Michel Rey-Bellet se retirent du Comité.

 


La Troupe décerne à Michel, membre fondateur, le titre de membre d’honneur pour ses 15 ans de Comité dont 8 ans à la présidence de la troupe et 7 ans comme responsable des Relations publiques. Il est remplacé à ce poste par Pierre Allet. Le Comité sera donc désormais composé de Guy-François Panchard (président), Joëlle Lavanchy (secrétaire), Pierre-Benoît Veuthey (caissier), Pierre Allet (relations publiques), André Gross (décors) et Stéphanie Sarrasin (membre). Le principal défi de ce début d’année est la Revue dont les répétitions sont concentrées sur moins de 8 semaines. Il faut donc travailler vite et bien. Les textes proposés par Pierre-Benoît, Fred, Pierre et Pierre-Yves Robatel (un petit nouveau qui promet) sont DDD, denses, drôles et difficiles. Le 25 février, c’est quasi à genoux que les 12 acteurs-chanteurs-danseuses lancent le coup d’envoi de Attention, ça tire (personne sans cible s’abstenir). Le succès est une nouvelle fois au rendez-vous. Les spectateurs se pressent pour inonder le Roxy de leurs larmes … de rire. 5 supplémentaires sont ajoutées aux 8 représentations programmées. Il faut bien dire que les 4 auteurs n’ont pas craint de se brûler les ailes en s’attaquant entre autres à des sujets aussi chauds que Carna, la fusion avec Lavey ou la nouvelle garderie, le tout bien serré par un fil rouge ciblé sur la police municipale et son nouveau chef. A noter que le 26 février, à l’issue de la 2ème représentation, Jean-Paul Oberson, président de la Fédération Suisse de Théâtre amateur remet à Alicia,Pierre-Benoît et Michel, tous 3 membres fondateurs des TP, la médaille de membre d’honneur de la FSSTA récompensant 20 ans d’activité théâtrale.
Après cette période de 18 mois de bouillonnement continu et intensif, la troupe souffle un peu jusqu’en automne. Seul le souper annuel de la Troupe vient rompre cette trêve bienvenue. Il a lieu le 14 mai au Roxy et s’inscrit dans une soirée de soutien à la formation musicale dont fait partie Pelco, accompagnateur apprécié de plusieurs de nos spectacles. Les 3 et 4 septembre, la troupe propose à ses membres un intéressant cours de formation animé par Bernard Sartoretti. Ce cours réunit une dizaine de participants dans un chalet aux Giettes. Puis le 17 septembre, la plupart des membres de la société répondent à l’invitation de Sandrine, Fanny, Chloé et Loïc, les organisateurs d’une magnifique journée-sortie-rallye familiale.
Le 12 novembre, nous accueillons avec plaisir la troupe homonyme des Tréteaux du Parvis de Cossonay qui vient présenter au Roxy la comédie burlesque Le Noir te va si bien de Jean Marsan. Une belle prestation très apprécié par un public hélas clairsemé.
En fin d’année (fin novembre > mi-décembre), une collaboration particulière voit le jour entre l’Académie de Police de Savatan et la Troupe. L’école de police est à la recherche d’acteurs disposés à jouer des scènes semi-improvisées sur le thème de la violence conjugale pour tester les aptitudes des 40 aspirants policiers. 8 acteurs tentent cette expérience qui s’avère très rapidement passionnante et qui donne entièrement satisfaction aux responsables de la formation de l’Académie de Police. Rendez-vous est donc déjà pris pour les examens finaux de février 2006.

 
2004 ...
 

Les Tréteaux du Parvis fêtent leurs 20 ans avec un programme-marathon extraordinaire : 4 spectacles invités, une création de la Troupe, Carnaval, la Fête nationale, une réception officielle, un voyage dans le Piémont et … 2 lotos ! Il s’agit de fêter démontrer au long de cette année que le le dynamisme et l’esprit d’ouverture de la troupe fondée en 1984 reste intact
Les 4 spectacles invités prouvent, si besoin est, la variété des genres abordés par le théâtre amateur.
En ouverture de saison, les 6 et 7 février, Sarah Barman, humoriste agaunoise, nous offre son tout dernier spectacle Elles tombent … . 90 minutes de pur bonheur et de rire !

 

Un immense succès à la hauteur du talent de l’artiste qui trempe volontiers sa plume dans l’encrier de son passé.
Le 26 mars, Le P’tit Zeste de Monthey présente Abri-Bus, «comédie» policière de Lise Martin. Le talent de trois acteurs sert à merveille cette pièce noire dont l’atmosphère lourde distille le malaise du spectateur confronté au problème de la maladie psychique, de l’alcoolisme et de la violence. Une pièce dure … une pièce dérangeante … Du tout bon théâtre !
 
Le 30 avril, c’est au tour du Cercle théâtral d’Hérémence de venir sur la scène du Roxy pour y donner Moi, mais en mieux , une superbe comédie de Jean-Noël Fenwick. Un triomphe ! La représentation se joue à guichet fermé et le public est conquis par la magnifique prestation de cette troupe amie. L’intrigue est déjantée à souhait et le rire au détour de chaque réplique. Pas une minute de repos pour les zygomatiques dans ce tourbillon de situations cocasses.
Du 19 au 29 mai, Les Tréteaux du Parvis présentent Cabaret 04 (cf photos), une création spécialement conçue pour ce 20ème anniversaire. Le projet est aussi original qu’ambitieux : demander à des auteurs agaunois d’écrire des textes qui seront ensuite présentés sous forme de cabaret.
Deux ans de réflexion, de démarche, de choix parmi les textes proposés auront conduit à un spectacle conjuguant humour, tendresse et nostalgie. Emmanuelle Es-Borrat, cheville ouvrière, metteure en scène, véritable «couturière» a su créer un magnifique patchwork de textes très différents dans leur écriture et dans leurs genres. Les auteurs agaunois ont la surprise de voir leurs textes mis en scène et même pour certains mis en musique grâce au talent et à la générosité d’Olivier Mottet, chanteur et musicien agaunois qui offre à la troupe plusieurs chansons de son répertoire. Le public accourt et en redemande, surpris et émerveillé de découvrir des auteurs agaunois au talent caché.
Le 27 novembre, pour clore la saison théâtrale, Les Tréteaux du Parvis … de Cossonay viennent en amis présenter Danser à Lughnasa , de Brian Friel. Cette magnifique pièce plonge le spectateur dans la campagne irlandaise d’autrefois avec ses légendes, ses croyances et sa morale. Des personnages au caractère bien trempés campés par des acteurs au jeu très nuancés font le succès de la représentation.
Entre les spectacles, la Troupe n’a pas chômé ! Pour le cortège de carnaval, le 22 février, les membres de la troupe se transforment en médecins de Molière . Une journée inoubliable où tripes et bonne humeur étaient au rendez-vous
 
En plein été, le 31 juillet, Les Tréteaux du Parvis réussissent le pari ambitieux d’assumer l’organisation de la Fête nationale. Ce n’est pas une mince affaire pour une petite société d’assurer le bon fonctionnement et l’animation d’une bastringue nécessitant une cinquantaine de bonnes volontés. Heureusement, les amis des Tréteaux se mobilisent. Vêtus d’un T-Shirt rouge et blanc spécialement conçu pour l’événement, tout le monde consacre de nombreuses heures de travail à la réussite de la manifestation.
7 septembre 2004 : 20 ans jour pour jour après la fondation de la Troupe, une réception aussi décontractée qu’officielle réunit autorités civiles et religieuses, personnalités théâtrales et amis des Tréteaux du Parvis. Sarah Barman, une fois de plus, anime la soirée.
 
Par le hasard du tirage au sort, la société bénéficie de deux lotos durant la même saison théâtrale. Deux lotos géants qui, bien que similaires en tous points, connaissent des fortunes opposées puisque, le 11 janvier, premier dégage un joli bénéfice alors que, le 24 octobre, le second se solde par un déficit !
Cette année de jubilé et son programme surchargé ne peut se terminer sans un grand coup de chapeau à tous les membres des Tréteaux. En guise de remerciement, presque tous les membres s’accordent trois jours de détente dans le Piémont. Du 30 octobre au 1er novembre, gastronomie, œnologie et amitié font bon ménage ! Chacun en revient redynamisés, prêt à repartir pour la Revue 2005 qui pointe déjà le bout de son nez.
 
2003 ...
 

Après une AG sans fait marquant si ce n'est l'admission de Fanny Rey-Bellet qui s'investit déjà depuis une saison dans les maquillages, la troupe choisit, pour sa 19ème saison, une pièce hilarante et déjantée : Thé à la menthe ou t'es citron de Patrick et Danielle Haudecoeur. La mise en scène parfaitement adaptée aux situations loufoques de cette comédie est l'œuvre d'une professionnelle agaunoise, Sarah Barman, enseignante à l'Ecole de Théâtre de Martigny et humoriste célèbre dans la région. Les 11 représentations remportent un succès sans précédent et se jouent à guichet fermé aussi bien à St-Maurice qu'à Chalais et Villeneuve où Les Tréteaux du Parvis font deux brèves escales ! Un triomphe à mettre au compte de l'excellente homogénéité de la distribution et à l'excellente direction de Sarah Barman qui a poussé le comique jusqu'à l'absurde.

 

 
Durant toute l'année, le Comité planche sur la saison 2004 qui marquera le 20ème anniversaire de la Troupe. Un projet ambitieux est envisagé et soumis, le 29 septembre, à une AG extraordinaire l'adopte avec enthousiasme. 4 spectacles seront invités et la Troupe montera un Cabaret composé de textes écrits et proposés par des Agaunois. La Troupe met sur pied un loto géant, elle participera aussi au cortège de Carnaval et organisera la Fête nationale, le 31 juillet.
 
Sur le plan de la formation, la Troupe décide de continuer son travail avec Corinne Arter qui animent 10 séances passionnantes de septembre à novembre. Quelques non-membres de la Troupe y participent dont Anne-Lise Clerc et Philippe Besse qui demandent leur admission qui sera entérinée après l'année "probatoire" statutaire. En novembre, cinq filles participent à une série de 3 cours intensifs de maquillage donnés par Jean-Michel Dorsaz de Sierre, spécialiste en maquillage de théâtre. Ce stage s'avère très enrichissant pour les participantes qui disposent désormais de bases professionnelles pour effectuer les maquillages...
 
2002 ...
 

Lors de l'AG du 21 janvier, la Troupe enregistre la démission de Pierre Crittin, responsable des décors et membre du Comité. Dédé Gross accepte de le remplacer. Isabelle Hacquart, partie en France, quitte également la Troupe qui a la joie d'accueillir 3 nouveaux membres : Joël Jenzer, Jean-Marc Mettraux et Florence Gross.

Le 10 février, participation au cortège de Carna avec le groupe "Par'Vice Story", parodie burlesque de la fameuse série télévisée Loft Story.

Les Tréteaux du Parvis souhaitaient depuis longtemps l'aménagement de loges dans les combles du Roxy. Après présentation d'un projet à la Société de Développement, ces travaux sont réalisés et terminés pour la Première du spectacle de l'année, Piège pour un homme seul , de Robert Thomas, mise en scène avec finesse et talent par Gérard Constantin, président de l'ASTAV. L'enjeu est important, il s'agit de créer un climat pesant afin de maintenir en haleine le public. Défi gagné ! Un suspens haletant était au rendez-vous des 12 représentations programmées du 1er mars au 4 mai. A noter que pour la première fois, "La Belle Usine" à Fully inscrit un spectacle amateur dans son programme. Une très belle expérience pour toute la Troupe.

Dès mars, Les Tréteaux du Parvis disposent d'un site internet, www.treteauxduparvis.com. Emmanuelle Es-Borrat, webmastère, en assure la création et la mise à jour. Un énorme travail qui doit aboutir à une "vitrine" intéressante pour nos spectateurs potentiels.

En automne, la Troupe propose un stage de 10 cours donnés à l'Ecole de Théâtre de Martigny par Corinne Arter, directrice de l'Ecole. Extraordinaire enrichissement pour la quinzaine de participants à ce stage qui aborde l'improvisation, le travail de la voix, la gestuelle, la complicité etc.

 

 

 
2001...
 

Lors de l'AG de la Troupe, le 11 janvier, le dynamisme de la Troupe est récompensé par l'admission de 6 nouveaux membres : Isabelle Hacquart, Joëlle Lavanchy, Stéphanie Sarrasin, Suzanne Seydoux, Claudine Rey-Bellet et Loïc Studer. Après le succès des "Les Trétôphones", "Les Pokémoines" … Une forte délégation de la Troupe participe, le 25 février, su Cortège de Carnaval.

Le moment fort de cette année est la Revue quadriennale toujours très attendue. Cette 3ème édition, intitulée La Revue s'envoie en l'air, est un événement de haut vol puisqu'elle raconte les péripéties de deux aérostières survolant Agaune à bord de la montgolfière Chabod-Garlet Orbiter 3. Les événements de la vie agaunoise sont observés à la jumelle. Ecrit et mis ne scène par Pierre-Benoît Veuthey, Frédéric Rappaz et Pierre Nicolet, les tableaux sont caustiques, satiriques, piquants mais jamais blessants. Les 8 représentations prévues au Roxy du 6 mars au 1er avril sont prises d'assaut et 5 supplémentaires sont nécessaires, du 6 au 10 avril, pour contenter un 1200 spectateurs enthousiastes.

 
 
 
2000...
 

Une année fastueuse …Tout commence le 5 mars : "Les Trétôphones", un groupe d'une vingtaine de membres, conjoints et enfants déguisés en natels défile au cortège de Carnaval.

Mais 2000 restera dans toutes les mémoires comme l'année de Palace, un spectacle composé de textes écrit, pour une série télévisée, par J.-M. Ribes, Wolinski et d'autres auteurs comiques. La mise en scène professionnelle, confiée à Olivier Duperrex, dépasse toutes les attentes de la Troupe qui se retrouve avec un spectacle frôlant la démesure. L'investissement financier est énorme et, vu l'importance des décors et de la technique, le spectacle ne pourra se jouer qu'au Roxy.

 

 
Une distribution très nombreuse, un palace recréé grandeur nature, des textes caustiques jouant sur un mélange explosif d'humour, de dérision et d'absurde. Le tout bien agité forme un cocktail détonnant présenté durant tout le mois de mai. Résultat d'une impressionnante campagne publicitaire, le public accourt pour s'éclater. 1400 spectateurs venus de toute la Suisse, du jamais vu ! Pour renforcer nos effectifs, plusieurs nouveaux acteurs (dont la plupart a suivi le stage d'initiation théâtrale de 1999) font une première expérience théâtrale très remarquée.

L'ASTAV étant Invitée d'honneur de Sion Expo, notre Troupe apporte sa contribution par la réalisation d'un panneau d'exposition ainsi que par la présentation d'extraits de Palace, le 6 mai.

Après une pause bien méritée, une partie de la troupe anime le 1er août qui a lieu sur le pont reliant Lavey à St-Maurice. Les textes, toujours aussi fins, sont de la plume de Pierre-Benoît.

 

La Troupe participe, les 9 et 10 octobre, à "St-Maurice, Ville de Jeux". Un jeu de l'oie géant est construit sur la Place Val de Marne. Les acteurs se transforment en pions et les questions se rapportent au théâtre.

Dès le 3 octobre au 12 décembre, 16 membres suivent un stage de pose de voix donné par Christian Gavillet, professeur à l'Ecole de théâtre de Martigny.

Le 24 novembre, la Troupe accueille l'Assemblée des Délégués de l'ASTAV à la Salle bourgeoisiale.

 
1999...
 

Un grand millésime puisque Les Tréteaux du Parvis célèbrent leurs 15ème anniversaire. Fin mars un livret de fête riche en informations et en illustrations sur l'histoire de la Troupe sort de presse. Les festivités sont lancées et pour cette année de jubilé, le metteur en scène professionnel, Michel Moulin, propose de mettre en scène une comédie de Goldoni librement adaptée par Victor Haïm, La Veuve convoitée. Michel Moulin connaît bien la Troupe puisqu'il avait déjà mis en scène George Dandin de Molière pour son 10ème anniversaire. Cette nouvelle collaboration se fait dans la plus totale confiance et dans un climat chaleureux et amical.

 

 


La pièce est montée dans le plus grand dépouillement scénique. Un décor volontairement sobre, un jeu subtil de lumières et une sonorisation des plus soignée laissent le premier plan aux acteurs. Rien d'inutile, un jeu théâtral plein de vivacité et d'humour fait de cette pièce un petit bijou où les intrigues s'entremêlent pour le plus grand plaisir des spectateurs venus nombreux à St-Maurice dès le 9 avril, et aux représentations de la tournée qui se termine à Yvorne le 5 juin.

Répondant à la demande des organisateurs de la Fête bas-valaisanne de Chant, quelques membres de la Troupe interprètent un discours humoristique made Pierre-Benoît.

Après la pause estivale, les vitrines des commerces agaunois présentent des pièces de puzzle retraçant par l'image les moments forts de la Troupe . L'occasion est ainsi donnée à chacun de redécouvrir les photos des spectacles présentés depuis 1984 par la Troupe et de faire preuve de sagacité en répondant aux questions d'un concours.

Dans le cadre de "St-Maurice, Ville du Jeux", les 10 et 11 septembre, la Troupe invite tous ses amis à deux soirées Meurtres & Mystères. Mortelle Gourmandise, qui réunit de façon très originale gastronomie et intrigue policière remporte un franc succès.

Mais 15 ans c'est aussi l'occasion pour la Troupe de s'ouvrir en faisant sa passion. Un stage d'initiation théâtrale de 10 cours animés par Louis-Charles Finger est proposée à tout un chacun, adolescents ou adultes, du 30 septembre au 2 novembre. Intitulé "Le corps au service du jeu", ce stage affiche rapidement complet. Financé en grande partie par la Troupe, il permet à 21 participants, pour la plupart néophytes, de découvrir les joies et les angoisses de la scène.

Pour clore cette année particulièrement chargée, la Troupe pense aussi à remercier tous ses membres. Une escapade culturelle et gastronomique de trois jours à Lyon est organisée du 30 octobre au 1er novembre. Détente et bonne humeur sont au rendez-vous pour ce voyage mémorable auquel participe une quinzaine de membres.
Enfin, pour marquer ce 15ème anniversaire, Les Tréteaux du Parvis s'offrent un "uniforme" : une chemise blanche avec revers (col et manchettes) bordeaux et inscription du nom de la Troupe sur la poche.
 
1998...
 

L’année commence par la participation de la Troupe au Carna agaunois. Il faut dire que l’une de ses membres, Arlette Pochon, est choisie comme princesse de Carnaval et que, sous le nom d’«Alerte cosmique comique IX» elle règne cinq jours durant sur St-Moss.

Les Tréteaux du Parvis présentent de mai à juin une comédie anglaise de Robert Harling, adaptée en français par Michèle Laroque et Claire Nadeau, Coiffure pour Dames. La mise en scène est assurée par Michel Rey-Bellet qui, pour raison de santé, doit se faire remplacer, à quinze jours de la Première, par Arlette Pochon. L’enjeu de la pièce est délicat et les six actrices doivent jouer tout en nuances, car l’humour des premières scènes se dégrade lentement pour aboutir à une fin tragique. Il faut également signaler l’effort particulier demandé à l’équipe chargé de la conception et de la construction du décor. En effet il s’agit de monter sur la scène un salon de coiffure fonctionnel avec mobilier, arrivée d’eau pour la réalisation des shampoings, véritables sèche-cheveux ainsi que tous les accessoires indispensables à une belle mise en plis. Les représentations ont lieu de mai à juin, d’abord à St-Maurice, puis en tournée avant de revenir pour les dernières au Roxy. La pièce rend bien l’atmosphère d’un salon de coiffure avec ses potins et ses rapports souvent ambigus entre clientes et coiffeuses. Tout cela fait le bonheur du public et le succès de chaque représentation.

Dans le cadre de sa tournée, la Troupe répond à l’invitation du Groupe scout de St-Maurice qui, à l’occasion de son 75e anniversaire, souhaite intégrer une représentation théâtrale dans son programme. Ainsi, pour la première fois, nous nous produisons sous cantine le 16 mai.

 

 

 

 
 
1997...
 

En janvier, Les Tréteaux du Parvis présentent un spectacle très original, Dérives, réunissant quatre courtes pièces de Jean-Michel Ribes, Rumeurs, Les cent pas, Ultime bataille et Bataille navale. Jean-Marie Torrenté et Hormoz Kechavarz se répartissent les mises en scène des pièces. Les thèmes de ces dernières ne manquent pas de surprendre, et les situations évoquées confrontent les spectateurs à une réalité qui dérive, pour finalement confiner à l’absurde. Tout cela est teinté d’un humour corrosif. L’auteur parvient toujours à surprendre et les metteurs en scène, ayant parfaitement compris cet enjeu, choisissent de délaisser le lieu classique des représentations théâtrales pour investir la Buvette du Centre sportif, cadre des trois premières pièces, alors que la piscine accueille le radeau sur lequel se déroule Bataille navale.

 

   
Dès fin février et jusqu’à fin mars, toutes les forces vives de la Troupe se retrouvent au Roxy pour la deuxième Revue tant attendu par tous les Agaunois. Ecriture et mise en scène de Tous cons sans temps sont à nouveau l’oeuvre de Pierre-Benoît Veuthey et Frédéric Rappaz. Le succès est aussi retentissant que lors de Par maux et par vices en 1993 et il faut à nouveau agender des supplémentaires pour satisfaire le nombreux public.

Le 20 juin, toute la Troupe costumée en cantonniers participe à l’accueil officiel par la Municipalité de «son» nouveau Conseiller d’Etat Jean-Jacques Rey-Bellet.

Lors de l’Assemblée générale de la société, le 26 juin 1997, la Troupe élit un nouveau Comité présidé par Guy-François Panchard en remplacement de Christiane Balleys qui aura assumé la présidence durant un peu plus de sept ans.

Le 20 septembre, la Municipalité agaunoise accueille les autorités de St-Maurice-Val-de-Marne et ceci à l’occasion des quarante ans du jumelage entre les deux cités. Les Tréteaux du Parvis créent et présentent à cette occasion une production divertissante.

   

En août, le Comité décide la publication périodique d’un petit Journal destiné à servir de liens entre tous les membres de la Troupe. La partie rédactionnelle en est confiée à Emmanuelle Es-Borrat. Le premier numéro paraît en novembre à l’occasion du souper annuel de la société.

En fin d’année, suite à des tensions devenues ingérables et après plusieurs tentatives de conciliations, Les Tréteaux du Parvis, se retrouve «amaigris» par le départ de neuf membres.

 
 
1996...
 

Après une année essentiellement consacrée à reprendre les créations de l’année 1994, il s’agit pour la Troupe de retrouver un élan théâtral. Elle choisit, une fois n’est pas coutume, de jouer une pièce d’un auteur suisse, Martine Monnier. Il s’agit d’une comédie de boulevard,
La main du guérisseur, dont Henri Felber assume la mise en scène. La pièce est jouée à St-Maurice et dans les environs au printemps. Les représentations agaunoises ont pour cadre le Roxy et sont précédées, pour ceux qui le désirent, d’un repas «made in Tréteaux du Parvis».

La pièce fait l’objet d’un échange avec Les Compagnons du Coteau d’Yvorne qui viennent présenter à St-Maurice le 30 novembre, Equarrissage pour tous de Boris Vian.

Donnant suite à une demande du Club d’accordéonistes Arc-en-Ciel qui, le 21 septembre, accueille à St-Maurice l’Amicale des accordéonistes valaisans, la Troupe présente de façon originale chacune des différentes productions des sociétés invitées.

Dès octobre, les acteurs agaunois bénéficient d’une série de cours donnés par Michel Moulin.

 
1995...
 

Les Tréteaux du Parvis continue sur leur lancée en exploitant au maximum le travail immense exigé pour le montage de Conversation Sinfonietta. Ils présentent ce «petit bijou d’humour et de dérision» dans le cadre de diverses manifestations, dont les principales sont la Promotion civique, l’inauguration des nouveaux locaux de l’Ecole de Théâtre de Martigny (le 28 janvier), le 71e Congrès annuel de la Fédération suisse des sociétés théâtrales d’amateur (FSSTA) qui tient ses assises à l’Université de Lausanne, et qui accueille notre Troupe le 14 mai à la Grange de Dorigny et le Festival de théâtre de Bulle (le 24 mai). La durée et l’infrastructure simple de Conversation Sinfonietta donnent à cette pièce l’avantage de pouvoir être présentée en spectacle-apéritif à de multiples occasions, dans des cadres très différents et pour des publics fort variés, ceci jusqu’au 9 décembre.

Au printemps, la Troupe reprend George Dandin à St-Maurice et en tournée. On retrouve ainsi la pièce de Molière par exemple le 6 mai au Mini-Festival de théâtre amateur orgnisé par La Tarentule de Saint-Aubin et le 21 mai dans le cadre du Festival de Théâtre marquant le 50e anniversaire des Compagnons du Coteau, d’Yvorne.

Cette année est aussi marquée par notre deuxième participation au Carnaval agaunois. Pour le cortège du 26 février, Les Tréteaux du Parvis choisissent de constituer un groupe costumé en «pellicules cinématographiques», entourant un énorme gâteau d’anniversaire, pour commémorer les cent ans du cinéma.

 
1994...
 

L’année des dix ans des Tréteaux du Parvis commence par la venue, le 5 février, du Théâtre de la Cité de Fribourg qui, dans le cadre d’un échange, vient présenter Casanova de Guillaume Apollinaire.

Quant aux Tréteaux du Parvis, ils engagent un metteur en scène professionnel, Michel Moulin, qui leur propose de monter George Dandin de Molière. La pièce est complètement revisitée, rompant délibérément avec la version classique. Elle présente une misérable troupe ambulante jouant de village en village, sous la conduite d’un directeur grandiloquent, un George Dandin, où s’entremêlent la vie privée des acteurs à celle des personnages de Molière. Les acteurs ont tous énormément de plaisir à travailler et à progresser grâce aux précieux conseils d’un professionnel avec lequel ils lient tout naturellement des liens amicaux. George Dandin devient la pièce la plus jouée par Les Tréteaux du Parvis. La Première a lieu le 11 mai, puis le spectacle connaît une destinée remarquable par sa longévité. En effet, outre la tournée habituelle dans la région, il figure le 21 mai au programme du Festival Theatrissimo de Chalais et le 28 mai, il est joué à Fribourg. Après mai et juin, la Troupe reprend la pièce en automne et, le 24 septembre, à l’occasion du déplacement des autorités agaunoises à St-Maurice-Val-de-Marne (près de Paris), Les Tréteaux du Parvis sont invités à présenter George Dandin dans la cité jumelle. Il s’agit là de la première présentation d’une de nos pièces à l’étranger.

Parenthèse au milieu d’une très longue tournée, les 30 et 31 juillet, nous organisons la Fête Nationale qui se déroule sous un déluge.

Le 12 novembre 1994, Les Tréteaux du Parvis fêtent officiellement leur dixième anniversaire. Cette journée se veut mémorable et divertissante. Tout d’abord la Troupe met en place dans le hall du Centre sportif une exposition retraçant par la photo son parcours théâtral. Mais surtout, pour l’occasion, elle fait appel à Romaine, musicienne et chanteuse bien connue, qui se voit confier la mise en scène «théâtro-musicale» de Conversation Sinfonietta de Jean Tardieu, véritable musicien du langage. Avant même d’entreprendre les répétitions avec les acteurs, Romaine accomplit un réel travail de création puisqu’elle compose, à partir du texte de Tardieu, toute une symphonie rythmique originale. Cette pièce de vingt minutes exige de la part des acteurs un travail intense et une précision parfaite dans la gestuelle et dans la diction cadencée du texte. En outre, Les Tréteaux du Parvis invitent trois troupes amies: les élèves de l’Ecole de Théâtre de Martigny jouent La Poudre et le Vent de Georges Panchard, Les Tréteaux du Parvis de Cossonay présente Un voleur n’arrive jamais seul, de Dario Fo et Les Tréteaux du Bourg de Monthey interprètent La Baby-Sitter, de René de Obaldia.

En soirée, une paëlla géante régale tous les convives au Centre sportif et la fête se termine fort tard par un bal populaire.

 

  
  
  
  
 
1993...
 

Innovation complète pour Les Tréteaux du Parvis qui se lancent dans un nouveau genre de spectacle, la Revue. Ecrite et mise en scène par Pierre-Benoît Veuthey et Frédéric Rappaz, Par Maux et par Vices, se veut une revue agaunoise.

En direct du Roxy, la fameuse chaîne de télévision, La «5» Moss, émet chaque fin de semaine dès le 5 février. Le spectacle enchaîne avec bonheur et bonne humeur les sketches mettant en scène les aléas de la vie agaunoise. Le succès ne se fait pas attendre. Chaque représentation fait salle comble si bien qu’après les six soirées prévues, la Troupe se voit obligée de programmer cinq supplémentaires qui ne désemplissent pas. En onze représentations, Les Tréteaux du Parvis connaissent l’un de leurs plus grands succès puisque pas moins de 1160 spectateurs ont applaudi cette première Revue agaunoise.

 

Dès avril, la Troupe réengage Gilbert Divorne (comédien et professeur de théâtre) pour une dizaine de cours donnés un soir par semaine.

Un échange est mis en place avec La Tarentule de Saint-Aubin qui vient à St-Maurice présenter L’Homme couché, de Jorge Semprun.

Le 31 décembre, pour marquer l’entrée dans notre dixième année d’existence, notre société renouvelle l’expérience d’un réveillon-souper-spectacle. Sous le titre évocateur de L’Amour côté Q...œur, le spectacle, mis en scène par Michel Rey-Bellet, est conçu collectivement par quelques membres de la Troupe. Il présente la rivalité entre l’amour «sage» incarné par Aphrodite et l’amour «coquin» personnalisé par Cupidon. Chansons d’amour, scènes de passion ou de ménage extraites de pièces de Molière, Feydeau et Ionesco, concours impliquant les convives: le tout forme un mélange plein de drôlerie et d’humour. Pour faire face au succès rencontré, nous organisons une soirée supplémentaire le 8 janvier 1994 et sommes invités par la Municipalité pour animer la Promotion civique le 29 janvier 1994. A cette occasion, la Troupe présente quelques extraits du spectacle du réveillon.

 

 

 

 
1992...
 

L’année commence par un échange avec une troupe théâtrale homonyme, Les Tréteaux du Parvis de Cossonay qui viennent présenter le 18 janvier Des pommes pour Eve, de Gabriel Arout d’après Tchekhov.

Lors de l’AG du 14 février, Michel Rey-Bellet, président depuis la fondation de la société, passe le témoin à Christiane Balleys . A l’occasion de cette assemblée, nous décidons de soutenir par tous les moyens, y compris financiers, les efforts entrepris pour la sauvegarde de la Salle du Roxy qui nous offre un cadre presque idéal pour nos représentations. Dans les années suivantes, le maintien de cette salle sera l’une de nos constantes préoccupations.

Ensuite, toutes les énergies de la Troupe se concentrent sur la réalisation d’un grand spectacle en plein air qui aura pour cadre la Place du Parvis. Ce projet, auquel chacun rêve depuis plusieurs années, voit enfin le jour. Avec l’engagement de Jacky Lagger qui en assure l’écriture, les chansons et la scénographie, les répétitions de Par Mots et Parvis, spectacle total alliant théâtre, musique, chant et danse, peuvent enfin démarrer. Le projet est ambitieux, il met à contribution non seulement tous les talents des acteurs mais nécessite aussi de faire appel aux talents de nombreuses personnes extérieures à la Troupe (p. ex. pour la création et la réalisation d’une centaine de costumes). L’aventure débute le 16 juin pour se terminer début août. L’ambition avouée de la Troupe est d’animer non seulement la Place du Parvis aménagée pour accueillir 400 personnes toutes les fins de semaine (généralement tous les jeudis, vendredis et samedis), mais aussi toute la Vieille Ville.

 

Pour cela, Les Tréteaux du Parvis sollicitent la complicité de tous les cafetiers-restaurateurs de la Grand-Rue qui proposent des repas en plein air avant et après chaque représentation. L’animation passe aussi par l’engagement d’artistes variés (chanteurs, danseurs, comédiens de rue ...) qui font vivre la cité dès la fin de l’après-midi et jusqu’au moment magique où s’allument les projecteurs. Le spectacle évoque les tranches de vie d’un quartier avec ses habitants, ses joies, ses querelles et ses peines. Durant 1 h 45, les acteurs incarnent quelque 90 personnages différents, les différents tableaux utilisant toutes les façades entourant la place. Les spectateurs, assis sur des tabourets tournants, peuvent ainsi profiter d’un spectacle joué sur 360 degrés. Bien que présentant d’importantes difficultés, les régies techniques, sonorisation et éclairage, font des prouesses et contribuent largement à l’excellente qualité du spectacle et ceci grâce au concours de professionnels qui encadrent les techniciens de la Troupe. Quant aux chansons du spectacle, elle sont réunies sur un CD enregistré par Jacky Lagger avec les acteurs-chanteurs. La presse et les spectateurs sont unanimes pour admirer l’immense travail accompli et l’originalité de cette création toute baignée de poésie. Malheureusement des conditions météorologiques catastrophiques provoquent l’annulation de nombreuses représentations et maintiennent un climat glacial sur St-Maurice, retenant de nombreux spectateurs chez eux. Au moment du bilan, et même si le résultat financier se solde par un léger déficit, chacun s’accorde à relever la richesse retirée d’une si extraordinaire aventure collective même si la pluie et le froid (lorsque ce n’était pas le foehn) ont empêché l’engouement populaire tant espéré.

Le 14 novembre, sollicités par le Vieux-Pays, Les Tréteaux du Parvis assurent, par des sketches originaux, la présentation de toutes les danses folkloriques composant leur soirée annuelle.

 
1991...
 

Sur le plan théâtral, la Troupe présente une nouvelle pièce mise en scène par Michel Rey-Bellet, La bonne adresse, de Marc Camoletti. Cette comédie de boulevard est très bien accueillie par un large public qui, année après année, nous avoue sa préférence pour les spectacles de détente où le rire est prépondérant.

A l’occasion du 25e anniversaire de l’AVIVO, le 8 juin au Centre sportif, une petite équipe issue des Tréteaux du Parvis assume l’écriture, la mise en scène et la présentation d’une mini-revue.

Le Comité et l’ensemble de la Troupe met en route un grand projet de spectacle en plein air prévu pour l’été suivant.
La formation est assurée cette année par un professeur vaudois, Gilbert Divorne, qui base ses cours sur l’approfondissement du jeu des acteurs auxquels il fait découvrir toutes les facettes de leur «métier».

 
 
1990...
 

L'année commence par un échange puisqu'après nous avoir reçu chez eux en janvier, Le Théâtre de Poche de Leysin vient présenter le 10 février, Lorsque l'enfant paraît d'André Roussin.

Les Tréteaux du Parvis, pour leur part, reviennent à la comédie avec Je veux voir Mioussov de V.-P. Kataev (adaptation française de M.-G. Sauvajon), mise en scène par Pierre-Benoît Veuthey. La pièce connaît un immense succès aussi bien à St-Maurice qu'à l'extérieur. Il faut dire qu'elle entraîne les spectateurs dans un tourbillon de situations cocasses agrémentées de quiproquos hilarants. La Troupe s'illustre avec la représentation de cette pièce au Festival Amathea 90 à Nyon, le 4 novembre. Quant à la dernière représentation, elle a lieu au Roxy le 31 décembre à l'occasion d'un souper-réveillon de gala mis sur pied par notre société, et qui fait salle comble.

La formation (improvisation, voix, texte) des acteurs est assurée cette année par l'Ecole de théâtre de Martigny qui nous délègue un de ses professeurs, Dominique Meyer pour neuf cours correspondant aux besoins et aux souhaits de notre Troupe. Différents stages sont également ouverts. Une partie de la Troupe choisit de participer à un stage de pose de voix inspiré de la méthode de Roy Hart.

Pour la première fois, Les Tréteaux du Parvis participent au cortège de Carnaval. Tous les membres mettent la main à la pâte pour créer un char et des costumes sur un thème d'actualité: la chute du mur de Berlin. L'expérience est excellente et resserre, s'il était encore besoin, les liens entre membres de la Troupe.
En outre, une jaquette couleur saumon, sur laquelle est brodé le logo de la société, devient notre «uniforme».

 
1989...
 

En perpétuelle recherche de perfectionnement, la Troupe décide de confier la mise en scène de son spectacle annuel à un professionnel ou du moins à quelqu'un possédant une solide expérience dans la direction d'acteurs. Après plusieurs contacts infructueux, son choix se porte finalement sur Henri Felber, metteur en scène attitré du Théâtre de Poche de Leysin. Il nous propose de monter une pièce policière anglaise, L'étrange nuit de Rockland , de H.-I. Young (adaptation française de P. Chambard et M. Dubois). L'enjeu est de taille, car la Troupe n'a jamais travaillé le genre policier. La distribution étant plus étoffée que pour les pièces précédentes, une difficulté de taille se présente rapidement: l'homogénéité des acteurs et des actrices. La plupart de ces dernières n'ont qu'un rôle de figuration, mais leur jeu quasi «muet» s'avère essentiel pour la création d'une ambiance énigmatique et angoissante. A cela s'ajoutent encore la sophistication du décor et les difficultés techniques. Ces obstacles partiellement surmontés n'empêchent pas le succès de la pièce.

Le 18 mars, dans le cadre d'un nouvel échange, Les Amateurs Associés de Riddes viennent présenter à St-Maurice Les deux Vierges de J.-J. Bricaire et M. Lasaygues.

D'autre part, en juin, une partie de la Troupe a largement profité d'un stage d'expression corporelle donné par Jacques Gardel. Quant à Bernard Constantin et Michel Rey-Bellet, ils ont participé tous deux à un cours de mise en scène donné sur un week-end prolongé par André Schmidt, metteur en scène professionnel.

 
1988...
 

La Troupe se lance un nouveau défi en choisissant de rompre avec le genre comique et de «s'attaquer» à un auteur aussi célèbre que difficile, Jean Anouilh. La pièce retenue, Le Rendez-vous de Senlis , introduit le spectateur dans un monde où les protagonistes s'aiment ou/et se déchirent. Un humour grinçant, confinant parfois à la violence, baigne le tout dans une atmosphère étrange. La mise en scène assurée par Bernard Constantin atteint parfaitement son but et, malgré le changement de genre, la pièce conquiert la majorité du public.

L'échange, cette année, s'effectue avec Le Théâtre de la Grappe de Vétroz qui vient présenter le 12 mars la comédie Noix de Coco de Marcel Achard.

Le 1er août, Les Tréteaux du Parvis assurent l'animation de la soirée par divers sketches de leur cru.

Sur le plan de la formation, une nouvelle série de cours est donnée aux acteurs par Anne Theurillat, et ceci dès janvier.

En fin d'année l'actuel logo de notre troupe voit le jour, créé par Serge Nussbaum.

 
1987...
 

Au programme cette année, une comédie mise en scène par Arlette Pochon, J'y suis ... j'y reste , de Raymond Vincy et Jean Valmy. Le succès est au rendez-vous et la cocasserie des situations conquiert un public qui devient de plus en plus nombreux. Il faut également relever que cette pièce fait l'objet d'un échange avec Le Cercle théâtral de Chippis qui, le 4 avril, vient jouer à St-Maurice Le Canard à l'orange de W.-D. Home. La pratique des échanges, largement soutenue par la Société de développement, deviendra l'une des traditions qui permettra aux Tréteaux du Parvis de nouer des liens amicaux avec d'autres troupes parfois assez éloignées et de proposer au public agaunois d'autres spectacles.

Le 19 septembre, à l'occasion de la fête marquant les trente ans du Jumelage avec St-Maurice-Val-de-Marne, Les Tréteaux du Parvis présentent un spectacle en sept tableaux écrit et mis en scène par Christiane Balleys et Jean-Pierre Coutaz.

 
1986...
 

La Troupe se lance dans un genre théâtral différent en montant deux pièces de Georges Feydeau, Feu la Mère de Madame , mise en scène par Christiane Balleys et Léonie est en avance , mise en scène par Michel Rey-Bellet. Le travail est à la fois difficile et passionnant car ces deux pièces fortement marquées par l'époque de leur écriture exigent des acteurs une excellente assimilation du mode de vie et du langage du début de ce siècle.

Sollicitée par le Chœur-Mixte de Saint-Maurice, organisateur de la Fête cantonale de chant (30 mai au 1er juin), Les Tréteaux du Parvis assurent la présentation des différents choeurs.

Cette même année, les acteurs sentent le besoin de se former pour progresser. Ils font donc appel à Anne Theurillat, professionnelle du théâtre, qui leur consacre une dizaine de soirées afin de perfectionner leur jeu et de créer une certaine homogénéité dans la Troupe.

 
1985...
 

La Troupe présente dès l'automne son premier spectacle sur la scène du Centre sportif. Le choix s'est porté sur un grand classique du théâtre de boulevard, La Soupière , de Robert Lamoureux. La mise en scène est assurée conjointement par Bernard Constantin et Michel Rey-Bellet.

D'emblée, nous décidons de présenter la pièce en tournée dans le Chablais. Il s'agit là d'une entreprise aussi audacieuse que périlleuse car peu de troupes ont, à l'époque, le courage de déplacer toute l'infrastructure entourant un spectacle à l'extérieur de leur commune. Par la suite, Les Tréteaux du Parvis, renouvelleront presque chaque année cette première expérience, les représentations commençant en automne pour se terminer en décembre, voire même en janvier de l'année suivante. Cette forme de «théâtre ambulant» apportera à la Troupe son lot de satisfactions et de surprises. Satisfactions d'aller à la rencontre de publics «inconnus» (il est tellement plus rassurant de jouer devant «son» public!). Surprises devant la dimension de certaines scènes qui nécessiteront une bonne dose d'improvisation de dernière minute et un grand sens d'adaptation surtout pour l'équipe s'occupant du montage des décors qui deviendront au fil des ans plus légers et plus pratiques.

 
1984...
 

Au soir du 7 septembre, une quinzaine de «mordus des planches» se retrouve dans l'arrière-salle du Café de la Place pour poser les bases d'une nouvelle société de théâtre amateur à St-Maurice. La proximité de l'Abbaye et de la Place du Parvis inspire les membres fondateurs qui baptisent le nouveau-né «Les Tréteaux du Parvis». La nouvelle société se donne un premier Comité composé de cinq membres: Michel Rey-Bellet, président, Renée Rey, secrétaire, Bernard Constantin, responsable artistique, Jean-Marie Torrenté, caissier et Pierre-Benoît Veuthey, responsable des relations publiques. D'emblée la société peut compter sur l'appui de la Municipalité qui met à sa disposition la scène du Centre sportif pour ses répétitions et une partie des abris en sous-sol pour la réalisation des décors. Dès sa fondation, la Troupe demande son admission à l' ASTAV (Association valaisanne de théâtre amateur) ainsi qu'à la Fédération suisse, la FSSTA . En décembre, Les Tréteaux du Parvis se dotent de statuts et confient la réalisa-tion de leur premier logo à Jean-Marc Rouiller.

 

 

 
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